Base sous marine Bordeaux

Dès la construction des premières alvéoles, la base devient en octobre 1942 le port d'attache de la 12. Unterseebootsflottille. Cette flottille assurait les missions longues dont celles en océan Indien et les liaisons avec le Japon1.Le port de Bordeaux et ses dépendances (Le Verdon, Ambès, Bassens, Pauillac) abritaient également une flottille d'un vingtaine de patrouilleurs, une quinzaine de dragueurs de mines et quelques destroyers chargés d'assurer la protection au départ et à l'arrivée des sous-marins.Le 17 mai 1943 vit un raid aérien américain d'importance. Une information de la Résistance avait indiqué aux Alliés une forte concentration de sous-marins4. Mais le bombardement fait à 22 000 pieds fut imprécis et affecta peu la base. Une porte du bassin à flot fut détruite et cinq sous-marins échoués4. Mais les dégâts civils sont importants, plus de 200 immeubles touchés, 184 Bordelais tués et 249 blessés4. De janvier à août 1944, se dérouleront plus de 13 raids anglo-américains sur la base sous-marine et l'aéroport de Mérignac, mais sans grand succès4.Le 28 août 1944, Bordeaux et le port sont évacués par les Allemands.
600 000 m3 de béton furent nécessaires pour la construction. L'organisation Todt employa plusieurs milliers d'ouvriers1, certains volontaires, mais la plupart prisonniers de guerre ou requis dont plus de 3 000 républicains espagnols[réf. nécessaire]3, « les rouges » (on estime que plus de 70 y sont morts), mais également des Français, des Italiens, des Belges et des Néerlandai